Quand j’étais plus jeune…ou plutôt petite fille…j’avais peur du ballon, de la balle, donc je n’arrivais pas à attraper le ballon ou frapper la balle, je n’aimais pas courir (j’aime toujours pas ça),  et je détestais les sports d’équipe. Pas surprenant, je n’étais pas bonne et les sports étaient très valorisés autour de moi. Très peu d’enfants ne prenaient pas des cours de ballet, de gymnastique, de hockey, de baseball, etc. Mettons que je me sentais pas mal poche. Je préférais lire, dessiner, rêver.

Au CÉGEP de Valleyfield, où j’ai étudié en Arts plastiques, j’ai pris un cours de conditionnement physique comme un de mes choix d’éducation physique. Tennis, badminton et je ne sais pas quoi d’autre aussi. J’allais au gym entre mes cours ou tôt le matin. Je ne me rappelle pas y avoir été quand il y avait du monde et je suis sûre à 98% que je n’ai jamais été habillée correctement pour m’entraîner. Le cours n’a pas eu d’impact sur mon futur de fille de gym. Comme bien des choses durant cette période, j’ai échoué le cours. J’ai été à tous les cours sans exception sauf que j’ai décidé de ne pas passer l’examen parce qu’il fallait le passer devant les autres étudiants. C’était un examen de force. J’avais entre 17 et 19 ans, à ce moment-là.

À 20 ans, je suis déménagée à Montréal pour étudier en documentation au Collège de Maisonneuve. Ce fut une période tumultueuse et je me suis sortie du gouffre où j’étais prise. J’ai commencé à être médicamentée et ça se passait bien jusqu’à ce que je réalise que mes médicaments ne faisaient pas si effet que ça. Quand j’ai changé de médicaments, le passage de un à l’autre m’a déstabilisée et j’ai fait une dépression. Les nouveaux médicaments m’ont coupé l’appétit…j’ai perdu 60 livres en 6 mois. Pour reprendre du poids et me faire du bien, j’ai commencé le gym sous la suggestion du docteur.

Quelle révélation ! M’entraîner était le seul moment où mon cerveau était en pause. J’étais concentrée sur le mouvement et ma respiration. J’allais au Énergie Cardio de la Place Dupuis, j’étais abonnée grâce à la carte de crédit de ma soeur, merci ma soeur. Je faisais presque tout le temps la même chose, sans regarder personne, sans parler à personne et pas question de me retrouver dans un cours de groupe. Je comprenais enfin que mon corps est une machine et qu’il faut l’entretenir.

Puis, après une pause de 2 ans à cause d’une blessure à la cheville, je me suis réinscrite au gym. C’était en 2006, j’avais 31 ans et ma vie avait encore viré sur le capot mais pour le mieux. J’ai commencé à travailler à l’UQAM. Tout le monde parlait de retraite autour de moi. Je me suis dit que vu que je vivrais longtemps, aussi bien le faire en santé. J’ai commencé à aller au YMCA Centre-ville et j’y suis encore ! Autant j’étais gênée de me présenter dans un cours de groupe quand j’étais plus jeune, là, c’est comme ça que j’ai recommencé. J’y allais plusieurs fois par semaine et étant célibataire, je pouvais y aller à n’importe quelle heure et revenir chez moi après un ou deux cours. Zumba, pilates, yoga, tonus, aéro-latin, body bar, bosu… Maudit que j’aimais ça. Je suis gauchère, je manque de coordination. Mais, j’ai pris un cours d’auto-défense l’année d’avant et ça avait développé mes réflexes. J’étais tout le temps en train de rire parce que je me trompais, la musique me faisait vibrer, j’avais ben du fun à me dépenser et à me dépasser. J’ai pris une clé pour le techno-gym qui ne marchait pas vraiment alors ça ne m’encourageait pas à faire de la muscu avec les machines.

Il y avait un Chapters au coin de la rue, la meilleure place pour acheter des revues. Maintenant que c’est fermé, je n’arrive pas à retrouver tous les magazines que j’aimais tous au même endroit. Mais, bon, c’est là que j’ai commencé à acheter la revue Oxygen. Wow!! C’était plein d’infos et de workouts. Je suis partie en flèche avec ça, j’ai même commandé les anciens numéros et the rest is history. J’ai tout lu et j’ai commencé à m’entraîner plus sérieusement, chaque partie du corps. J’ai fini par acheter Muscle & Fitness Hers, FitnessRX for Women, Strong, etc.

Puis, quand j’ai fait les fausses couches, j’ai eu besoin de penser à autre chose qu’à mon cycle, les tests, les ups et downs de cette aventure-là. J’ai vu le Labrada Lean Body Challenge, mais je n’étais pas enchantée à l’idée de prendre plein de suppléments vu que je tombais enceinte en claquant des doigts même si ça n’aboutissait pas. Pis j’étais ben trop complexée pour participer à une compétition, je ne voulais pas m’engager là-dedans. Par contre, en même temps, j’ai entendu parler de LiveFit de Jamie Eason et je me suis engagée vis-à-vis de moi-même. J’ai fait le programme de 12 semaines au complet, je suis sortie de ma zone de confort, je suis devenue plus musclée. Pas autant que si j’avais suivi le plan nutritionnel, par contre. J’ai tellement aimé ça que je le refais, mais au rythme maman de deux enfants. Après l’accouchement, j’ai commencé avec le Post-Pregnancy Trainer, puis j’ai sauté dans LiveFit! Je n’ai pas le temps d’aller au gym 6 fois par semaine, hein. J’y vais 3 fois par semaine, j’en ai besoin.

C’est ça.