Tupperware et caetera

STATUE!!! Le maudit silence

On le sait qu’il y a des silences qui sont confortables. Il y a des gens (rares) avec qui on ne se sent pas obligé de parler tout le temps.

Mais, des fois, il y a des silences étonnés, des silences fâchés, des silences outragés…pis y’a le silence frette. Bruits de criquets suivis de « pis, on mange quoi ce soir? ».

Ça m’enrage le silence frette. Il y a du monde de qui ça ne m’étonne pas, mais ça me fait quand même de la peine, ça me fâche quand même.

HEY! Je viens de te dire quelque chose, là. Je vis quelque chose, j’ai besoin que tu dises de quoi. Je comprends qu’on ne sait pas toujours quoi dire. Eh bien, conseil, dans ce temps-là, on dit « Je ne sais pas quoi dire ». Je ne parle pas du silence de « ! » qui prend quelques secondes à se traduire en « Euh… ». Je parle du silence de désert glacé, pas de vent, pas d’empreinte dans la neige, rien qui bouge, STATUE!!

J’ai vécu plusieurs épisodes de ce genre-là. La première fois, on m’a demandé ce que je faisais et j’ai répondu que je faisais un timeline des évènements parce que je devais porter plainte à la police contre quelqu’un. J’avais beaucoup de misère, des trous de mémoire, une grosse brume, pas mal de trous dans mon timeline et rien pour l’expliquer. J’ai dit que j’allais porter plainte à la police bientôt, j’avais rendez-vous. STATUUUUUUUUUUUUUUUE!!! Pus un son. Pus un mouvement. Pas de question, pas de « faut que je pense à quoi dire, là, c’est toute une bombe ». Laissez-moi vous dire que ça reste dans la gorge. Ces gens-là, des gens proches, que je pensais proches, ne sont jamais revenus là-dessus, n’ont jamais posé de question. Quelque chose s’est cassé. J’avais déjà l’habitude de me débrouiller seule parce que « comme on fait son lit on se couche »…ça a juste continué. En pire.

La dernière fois, on m’a demandé où on en était dans nos démarches et nos tests en fertilité. J’ai répondu. Tsé, quand on veut pas la réponse, on pose pas la question. Pas d’émotion particulière, je relatais ce qui se passait. STATUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUEEE!!! Hey, je viens de te dire quelque chose. Je te raconte un épisode difficile de ma vie, de notre vie à moi et mon chum, tu as posé la question. Dis quelque chose pour l’amour du saint-ciel. Mais non, rien. Pas un soupir, pas un grognement, pas même un regard, pas de « pauvre chouette ». E-rien. La conversation s’est tournée vers où on s’en allait et ce qu’on avait besoin d’acheter. J’en suis encore fâchée. La preuve ? Je l’écris sur mon blog.

C’est pas compliqué mettre une main sur l’épaule, regarder l’autre personne qui te parle, dire que tu ne sais pas quoi dire. En tout cas.

Reconnaissance

  1. Habiter près de la station de métro, une joie quand il fait froid.
  2. Avoir un chapeau/capine/foulard qui réchauffe le cou bien comme il faut.
  3. Mon fils qui crie « Mamaaaaaaaaaaaan!!! » en me voyant comme si ça faisait 3 jours qu’on ne s’était pas vu.
  4. Mon chum qui patiente en jouant à ses jeux en attendant que je m’endorme parce qu’il sait que s’il commence à ronfler, je ne dormirai pas.
  5. Je n’ai pas le temps d’aller au bureau de poste et on attends avec impatience des nouvelles couches et des filets. Bien, c’est mon chum qui va y aller aujourd’hui…
  6. Il va, en plus, aller porter un pyjama et une couche de nuit pour notre fils vu que j’ai oublié (babybrain).
  7. Notre fils se fait garder ce soir pendant qu’on va à notre date au resto ce soir pour MTL à table. Enfin! Ça fait longtemps qu’on n’a pas eu de date tous les deux tout seuls.
  8. Normalement, j’étais supposée avoir les résultats de mon test Panorama mercredi ou jeudi de cette semaine et je les ai eus la semaine passée. Une semaine de moins à m’inquiéter.
  9. Contente d’être entourée de monde qui a des enfants pour pouvoir en parler…
  10. Contente de connaître quelques personnes qui n’en ont pas pour parler d’autre chose !

Pas négative. Réaliste.

Hier, j’étais entourée de gens qui n’avaient pas d’enfants. Bizarre. La dernière fois que j’étais enceinte, c’était la norme. Là, c’est rare. J’aurais eu à expliquer bien des choses, hier, mais j’avais pas le goût, pas le temps, fallait que la réunion avance que je puisse retourner chez nous à mon chum et mon fils. À la place, je me suis fait dire que je suis négative parce que j’ai dit que ça se pouvait très fortement que je ne sois pas au prochain congrès de notre association professionnelle. J’aurais dû dire que je ne serai pas là, point.

  • Ma date prévue d’accouchement est le 26 avril. Date prévue. Ça peut être avant, ça peut être après. Tout de suite on entend « en 2015"…le congrès est en 2016. Oui, mais, un congé de maternité dure 52 semaines. Le congrès est en mai, début mai, probablement.
  • Donc, mettons que j’accouche fin avril, ça va faire quelques semaines que je suis revenue à la job et si j’accouche en mai, je ne serai pas revenue. Pensez-vous vraiment que c’est le temps de sacrer mon camp au yab’ vauvert ?
  • De plus, je suis supposée partir de la job avant mon accouchement, 2 semaines avant. Ça m’amènerait à 2 semaines avant le congrès minimum comme retour au travail. Vrai? Faux. J’aurai des vacances accumulées que je vais prendre pour rester à la maison plus longtemps.
  • 52 semaines où je ne regarderai même pas mes courriels la plupart du temps, où je vais allaiter à la demande, où je vais être fatiguée et rushée. 52 semaines où je serai à la maison. À répondre aux besoins de mon enfant le jour, à ceux de mon 1er fils le soir. Là-dessus, une date une fois de temps en temps avec mon chum, le gym 2-3 fois par semaine si je suis chanceuse. Pas le temps pour rien d’autre qu’un café avec des amies ici, un brunch là, une rencontre maman-bébé par semaine peut-être.
  • La dernière fois, ma boss appelait chez moi pour me poser des questions. Cette fois-ci, j’ai un iPhone avec un afficheur. Je déteste le téléphone. Je ne réponds pas quand c’est un numéro inconnu, je ne réponds pas quand c’est un no de la job, je ne réponds pas après 19h, je prends mes messages une fois sur deux…bref. Ma vie personnelle est au premier plan.
  • À mon retour au travail en 2013, ma vie professionnelle avait pris le backseat pas rien qu’à peu près. Comment dire…ma vie professionnelle est dans le chemin de ma vie personnelle. Ça ne sera pas différent la 2e fois. Pas parce qu’on a une job 25 heures semaine que ça veut dire que tout le reste cesse d’exister : vaccins, dentiste, épicerie, fêtes, etc.
  • Non, je ne m’occuperai de ma vie professionnelle pendant mon congé de maternité. Le congé de maternité c’es pas un congé pantoute. Je n’ai pas plus de temps qu’avant d’accoucher.
  • Au bout des 52 semaines, ça va être un GROS changement de routine pour le retour au travail. Si vous n’avez pas d’enfant, vous ne saisissez pas le choc de ce retour au travail après 1 an à la maison sauf si vous avez été en arrêt de travail et même là, vous n’avez que vous à préparer. Tout a besoin d’être coordonné : les réveils, les repas, le départ de la maison, le retour du soir, la garderie, la routine du dodo, les commissions…pis il faut travailler 7 heures là-dessus. Pour vous donner une idée, on se lève à 5h30, un de nous deux se rend au travail pour 7h et l’autre va porter le petit à la garderie et rentre plus tard le soir, on travaille, on revient, faut souper à 17h30 max, le bain se donne à 18h30 et le petit se couche à 19h alors qu’on se couche à 21h30 max. Ça laisse 30 minutes de tête à tête avec notre fils le matin entre le déjeuner, l’habillage, etc. Ça laisse peut-être une heure le soir, si on est chanceux parce qu’on doit préparer le souper, faire nos affaires, préparer les lunchs, etc. Faque avec un 2e enfant, no way que je vais aller à un congrès même si ça me tente.Je ne laisserai pas mon chum avec 2 enfants en plein changement de routine et, à ce moment, mon 2e sera probablement en pleine anxiété de séparation et adaptation à la garderie. Croyez-moi ma famille a plus besoin de moi que mon travail a besoin de moi ou que mes amis du congrès ont besoin de moi.
  • Parlons allaitement. Je suis pro allaitement à la demande partout. On m’a dit de venir avec le bébé. Dans ma tête ça a fait « … ». Mon fils buvait aux heures le jour et aux 2 heures la nuit. Je ne verrai pas grand-chose du congrès, mes nuits vont être courtes, je ne serai pas du monde et laissez-moi vous dire que le congrès ne sera pas de tout repos. Je serai tout le temps en-dehors de la salle. Pis oui, à 1 an, un bébé est encore allaité.
  • Ce qui m’amène à si je le laisse à la maison. Mes seins vont exploser. Sérieux, ça va faire tellement mal que je ne pourrai pas me concentrer sur rien. Au congrès de 2014, à Québec, j’ai dû amener mon tire-lait au cas où. Finalement, j’en ai pas eu besoin. 6 mois avant, j’étais allée ailleurs seule pour deux nuits et je ne l’avais pas amené…catastrophe. Chaque fois que j’ai été ailleurs plus qu’une nuit sans mon fils, mes seins sont devenus des obus nucléaires. J’aurais pu crever l’oeil de quelqu’un avec. Donc, avec un bébé de 1 an, on n’y pense même pas.
  • Voyager avec un enfant, ça se fait. Voyager seule avec un enfant ça se fait. Pour la job, non. Pourquoi? Parce qu’un enfant dort mal en-dehors de chez lui (notre expérience). L’enfant dort mal? Nous aussi. Rien que comme ça, notre fils a fait ses nuits vers 18 mois. Jusqu’à ce que mon chum décide de se lever la nuit à ma place, je me levais de 3 à 5 fois chaque nuit. Il y a eu des semaines, des. semaines.de. suite, où il se réveillait aux HEURES.
  • Aussi, un enfant n’a pas des tonnes de patience. J’imagine les heures de conférences, les repas, etc. J’imagine le banquet et la soirée sociale où je vais devoir amener mon enfant de 1 an avec moi. On fait le baby-led weaning, mais je ne suis pas sûre que ce qu’on va manger va lui convenir du tout. De plus, un bébé de 1 an ça se couche tôt (voir plus haut). Donc pas de banquet pour moi.
  • Je ne me vois pas voyager en train avec mes bagages, ceux de mon enfant de 1 an, le porte-bébé, la poussette, pas de main libre pour rien. Au minimum, en voyage on doit apporter des couches, des wipes, du linge pour chaque jour et du linge au cas où, le gobelet, les ustensiles, la bavette, la doudou, les jouets.
  • Je ne me vois pas faire 2-3 jours de congrès sans dormir. Quand on voyage pour le plaisir, si on ne dort pas c’est vraiment vraiment dur et poche, mais on est en vacances alors on tough la run. Pour la job, pas question. Le congrès va être la pire affaire à m’arriver. En comparaison, me faire opérer avec anesthésie générale quand mon fils avait un mois et demi et que je devais aller au CLSC chaque jour pour les pansements, avec un tout petit bébé, c’est de la p’tite bière.
  • À mon 1er retour au travail, j’ai pogné tous les rhumes qui passaient. Avec un congrès, je m’attends à pogner pire. Mon petit aussi.
  • God forbid qu’il ait une poussée dentaire ou un rhume pendant qu’on est là. Pis God forbid que ça arrive pendant que mon chum est seul avec les deux.

Ça en fait long à dire entre deux points à l’ordre du jour, hein. Je ne suis pas négative, je suis réaliste.

40 ans

40, Quarante, 1234…40.

Demain, j’aurai 40 ans. Il y en a toujours qui sont plattes et qui disent que c’est juste un chiffre. Pas pour moi. C’est pas juste un chiffre. C’est la preuve que je continue. Je ne suis pas de celles qui capotent à cause de leur âge. Je pense qu’un an de plus, c’est bon. Ça avance. Tiens-toé, la vie. J’ai survécu, j’ai changé, j’ai vieilli.

Dire qu’à 12 ans, 20 ans c’était donc vieux. À 20 ans, 40 c’était pas ben ben jeune et 60 c’était l’âge d’or. À 30 ans, 50 c’était jeune et 60 aussi. Vieux, c’était 70 et plus. Là, vieux c’est quand on n’est pas en forme, on ne bouge pas, on ne sort pas, on déprime mais on ne fait rien pour aller mieux. Ça, c’est donc vieux. Pis y’en a des vieux…de tous les âges. Au YMCA, les madames les plus en forme ont dépassé la soixantaine. Il y en a une qui fait au moins 30 minutes d’escaliers chaque jour et il y en a une qui est plus musclée que moi!

Des fois, je pense à mes amis Facebook et où j’étais quand je les ai rencontré. J’ai changé, là, depuis le primaire, le CÉGEP, telle ou telle autre job.

  • Depuis le primaire, je me suis changée en sportive ! Oui, messieurs dames, la petite fille braillarde qui avait peur du ballon est capable de l’attraper, de le relancer. Je fais de la musculation, du zumba, du pilates, de la marche, du vélo…
  • La petite fille braillarde qui avait peur de tout a ben de la misère à pleurer. Ah oui, depuis mon accouchement, j’ai la larme à l’oeil facile. Mais, pleurer ? Ça doit bien faire 10  ans que je n’ai pas pleuré à chaudes larmes pendant des très très longues minutes. 
  • J’avais peur des abeilles, des chiens, des chevaux, du bruit, du monde, de l’eau, de manger en public, de faire du vélo, du ballon, d’avoir l’air fou, de rougir de gêne, de parler au monde… Il y a quelques peurs qui sont toujours là mais bien moins pires et d’autres ont complètement disparu.
  • L’ado un peu trop bruyante et pas mal clown a fait la place à quelqu’un qui parle moins fort grâce au travail en bibliothèque. Je parle fort quand je bois deux verres de PIneau et je suis clown devant certaines personnes seulement.
  • La jeune adulte tout le temps dans sa bulle, mêlée, dans la lune est rendue…moins pire. Bon, depuis que j’ai un enfant, ma tête est tellement pleine de choses à faire, à penser, à organiser que si mon chum me parle sans me toucher, je n’entends rien.
  • L’adulte qui attendait des années avant de consulter quand quelque chose lui faisait mal (cheville droite tordue en 2004…et j’ai encore de la misère avec mon équilibre), consulte en acupuncture, en ostéo, quand elle a mal. Après avoir toughé un cou bloqué pendant deux ans, y’était temps que je déguédine. Je rentre mon bolide au garage régulièrement en visitant un ou une ostéo et l’acupunctrice! Là, j’ai 2 ostéos : un pour mon cou et mon épaule et mon genou et une pour le reste. J’ai 2 acupunctrice : une pendant les vacances de l’autre. J’ai des traitements pour la fertilité, ça ne se fait pas n’importe quand alors si mon acu est en vacances, je vois l’autre.

Avec le temps, j’ai compris et accepté que mon énergie est une caractéristique de ma personnalité, pas une maladie. J’ai appris que la dépression se soigne et qu’elle arrive quand je ne parle pas. Je peux faire ma Anne Shirley à 100 milles à l’heure. Mais, ce n’est pas parler. Le monde à qui je peux parler est rare parce que peu de gens écoutent. J’apprends à trouver les bonnes personnes. Pour faire sortir toute mon énergie, je bouge. Ça fait du bien. Quand je suis triste, j’en parle. J’essaie de vivre ce que j’ai à vivre avant que le couvercle explose. 

Au lieu de chiâler sans fin, je chiâle un coup et je change de quoi. On ne peut pas changer les gens, mais on peut changer d’amis. On peut changer notre façon de les voir et de leur réagir. On peut changer de job, de vie, de pays, de maison. On peut se faire piquer les varices, manger mieux et perdre du poids, changer la routine. On peut prendre une pause d’un environnement malsain question de laisser retomber la poussière et de se détacher.

Ce qui s’en vient pour la suite ? Un 2e bébé j’espère. Moins de gras et plus de muscles, encore plus. Un permis de conduire quand l’idée va assez avoir tourné dans ma tête (ça me prends toujours autant de temps avant de faire le saut pour des affaires de même). Éventuellement, un changement de job. Une maison, peut-être. Ma retraite en 2039. 

Reconnaissance

La vie nous a viré de bord ben comme il faut depuis plusieurs mois et ma famille a reçu une nouvelle très triste hier qui nous a rentré dedans comme un 18 roues. Quand ça ne va pas et que j’ai le goût de lancer des « pourquoi moiiiii?! » ou « la vie est injuste » ou ben « y’a jamais rien qui va bien »…c’est le temps de faire une liste de ce qui va bien, ce qui me rend heureuse. Il y a quelques années de ça, faire cet exercice me demandait plusieurs minutes. Maintenant, c’est plus facile. Quand quelque chose va mal, je switche tout de suite à ce qui va bien, ça me sauve de la déprime.

Je pense que c’est le temps. J’ai dû pleurer par en-dedans cette nuit, je me suis levée toute enflée comme si j’avais pleuré toute la nuit.

  • Après l’hiver éternel qu’on a eu, c’est enfin l’été pour vrai. Oui, il fait chaud, ça augmente la rétention d’eau. Mais, c’est un moment magique de cafés glacés, melon d’eau, piscines et jeux d’eau, bacs à sable, petites camisoles et gougounes !
  • C’est aussi le temps du jardinage. J’ai eu ma première mini tomate rouge cette semaine. Fines herbes, tomates, concombres, melon d’eau, zucchinis, bette à carde, haricots…même sur un balcon, le jardinage est possible.
  • Mon fils, mon chum et moi sommes en santé. Okay, ça prend une éternité à faire un petit frère ou une petite soeur…en fait, c’est facile mais ça colle pas. MAIS, on est en santé. Les tests sont beaux, à date. Après plusieurs mois d’arrêt, plusieurs looooooooooooooongs mois, il va être temps de repartir la machine.
  • Ma collègue est en vacances et ça veut dire que je fais tout et ça me dsitrait. Le temps passe plus vite.
  • Les vacances sont dans deux semaines. Yé!! On fait un staycation cette année, pas de voyage. On va créer des souvenirs à Montréal…et chez mes parents.
  • Mardi, j’ai passé la journée avec mon fils et ça s’est tellement bien passé. C’est tellement pas compliqué un petit de deux ans! Piscine du YMCA, collation dans un café, longue marche de retour à la maison, dîner chez Lefebvre et filles, jouer sur la galerie à éparpiller-ramasser-déplacer de la terre avec les camions, parc et jeux d’eau…très reposant.
  • Quand mon fils veut absolument que je vienne sur la galerie avec lui, c’est tellement une bonne excuse pour lire sur mon Kobo!
  • J’ai recommencé Weight Watchers. On ne peut pas faire WW quand on est enceinte, on a besoin de plus manger. À la 3e grossesse, je m’étais dit que c’était la bonne et je me suis désinscrite. 3e fausse couche, j’ai mangé en masse d’émotions, c’était après le temps des Fêtes, après deux fausses couches…bref, j’avais repris quelques livres. Janvier est arrivé, je me suis inscrite pour le programme d’entraînement de Jamie Eason et ça allait bien, j’ai perdu plusieurs centimètres…puis, quand j’ai recommencé le programme et que j’ai décidé de manger plus comme le programme l’indiquait…BAM. J’ai repris plusieurs livres ! Assez c’est assez, je rentre dans mon linge pré-grossesse, calvaire. On recommence WW! Ça veut dire que j’ai plein d’outils et une superbe communauté pour m’aider quand j’en ai besoin. C’est motivant. C’est difficile de recommencer même si je sais comment ça marche, mais semaine après semaine, je reviens dans le bon chemin.
  • Malgré les fausses couches, malgré que ça fait un an qu’on s’essaie pour bébé 2, ça va toujours bien avec mon chum, notre moral est bon, on tient bon et…très important…je suis quand même toujours très très contente pour celles qui annoncent leur grossesse. Une chance, y’en a un char pis une barge. Je suis soulagée. J’avais peur d’être amère et désillusionnée, de brailler ma vie chaque fois que je vois quelqu’un que je connais devenir enceinte, et le rester, et accoucher d’un tit bébé parfait. Mais, non. Je suis sincèrement heureuse et je pleure…de bonheur pour les parents.
  • Puis, les classiques qui me rendent contentes : la paie qui rentre, le café, le chocolat, les barres de yogourt grec au miel Irrésistibles, les barres de sorbet recouvertes de chocolat noir Irrésistibles, le gâteau au fromage de La Tazza, l’air climatisé la nuit, la corde à linge, les couches lavables…je dirais les fraises du Québec, mais je ne les trouve pas à l’épicerie.

Le harcèlement : ce que j’ai appris

Je viens de faire deux recettes de biscuits pour le prochain marché au Café Kali, j’ai mal à la tête, je suis fatiguée…mais, quelque chose me trotte dans la tête depuis hier. Soyez patients, je ne suis pas la personne qui s’exprime le mieux au monde.

Hier, quelqu’un a partagé quelque chose sur Facebook avec l’intention de nous aviser de faire attention à nous dans le métro parce que, semblerait-il, il y a un homme qui harcèle des jeunes femmes sur la ligne verte. (Merci! :) ) Ce qu’elle a partagé n’est pas un événement qui lui est arrivé personnellement. Ça a été partagé de la page de quelqu’un d’autre qui avait même mis la photo de l’homme avec son histoire qui ne comportait aucun détail (ce qui s’est passé, ce qui s’est dit, ce qu’elle a fait, etc.). Au lieu de se plaindre à la police du métro, la fille a mis ça sur Facebook comme on met la photo d’un chien qu’on a perdu…

Ce qui me chicote beaucoup c’est qu’on ne sait rien de ce qui s’est passé. On ne connaît pas les circonstances, mais ce qu’on sait c’est qu’elle a mis la photo de cet homme-là sur Facebook, un homme innocent tant qu’il n’a pas été prouvé coupable. Elle a rendu ça public et les gens qui ont commenté sa photo n’avaient pas des commentaires particulièrement productifs…je vais le tuer, on va le battre, etc. Si jamais elle se plaint à la police et si jamais il arrive quelque chose à cet homme, ça va se retourner contre elle. C’est public. Lui, il pourrait très bien la poursuivre pour atteinte à sa réputation.

Je pense que la fille a juste pris les moyens qu’elle avait, sur le coup de l’émotion, sans réfléchir à long terme. Ça m’étonnerait qu’elle ait fait ça par malice. Mais, avec toutes les affaires qu’on entend comme la madame qui n’était pas vraiment enceinte de quintuplés, on le sais-tu si c’est vrai son histoire de harcèlement ? Des fois, c’est une question de perception. Comme le monde à qui tu ne dis pas bonjour chaque fois qu’il passe devant ton bureau parce que tu es concentrée sur ta job et il pense que tu es fâchée et ne te parle plus pendant des jours ou devient complètement hystérique. Genre. Histoire vraie, en passant.

Pis, il y a du monde qui fait des expériences sur les réseaux sociaux du genre combien de temps ça va prendre pour avoir 1000 commentaires…

Pour avoir vécu du harcèlement en masse (harcèlement à l’école devant un professeur (plusieurs fois, en plus), harcèlement sexuel devant témoins, harcèlement sexuel au travail, harcèlement psychologique au travail…), il y a des choses que j’ai appris qui s’appliquent à son cas :

  • Dans un cas de harcèlement, il faut se plaindre et se plaindre aux bonnes personnes. Dans son cas à elle, elle aurait dû montrer la photo du monsieur à la police de la STM.
  • Une fois qu’on revient de ses émotions un peu, il faut prendre des notes. La date, l’heure, l’endroit, qui (harceleur, témoins), quoi (ce qui s’est dit ou ce qui s’est passé incluant la réaction de la victime, la réaction de l’agresseur, alouette). C’est à la victime d’être prête à donner sa déposition aux autorités et de la faire de façon qui mène à un avertissement ou une arrestation. C’est un bout super important pour tous les cas d’agressions quand on a à porter plainte, l’historique. C’est mieux de le faire dès qu’on y pense parce que le stress fait oublier. Si la personne a un cerveau comme le mien, c’est un cas de venus flytrap : le souvenir est digéré et disparaît. Et, là, on se retrouve avec une histoire éparpillée qui ne fait aucun sens, pleine de trous et totalement incroyable.
  • Il faut être fort parce que même si on sait ce qu’on a vécu, ça ne veut pas dire que les gens vont y croire ou vont être sympathiques face à notre récit. Il ne faut pas s’attendre à être crue automatiquement.
  • Il faut se battre pour être entendu. Si la police de la STM ne la prend pas au sérieux, il faut aller plus haut directement à la police de Montréal.
  • Il faut être patient parce que ça prend du temps. Ça prend du temps avant de se faire rappeler, avant que l’enquête se fasse, avant qu’il y ait un avertissement ou une arrestation, avant qu’il y ait une conclusion.
  • La police c’est comme aller à l’urgence. Tu sais quand tu rentres, tu sais pas quand t’en sort et tu ne sais pas quand est-ce que tu vas voir le docteur parce qu’il y a toujours plus urgent.
  • On peut parler ce qui nous est arrivé, mais on ne peut pas en parler n’importe comment parce que ça peut nuire à l’enquête. Elle, elle va manquer de crédibilité. Elle nuit à la réputation du monsieur et ça part du mauvais pied avec la police. Plus tard, si le cas va en cour, ça peut nuire au procès, ça peut se retourner contre elle.
  • Il faut rester calme et positif et c’est très difficile.
  • Quand on est en train de perdre la tête, il faut aller chercher de l’aide psychologique. Il y a l’isolement, la honte, la peur, du stress post-traumatique, le monde qui fait semblant que ça ne t’es pas arrivé, etc.
  • Il faut persévérer…
  • Et lâcher prise pour mieux guérir.

Le harcèlement, ça n’arrive pas juste aux autres alors je me suis dit que même si c’est bref, un aperçu de ce que ça prend pour porter plainte peut aider quelqu’un d’autre.

COCV!

  1. ****** oui, c’est vendredi!
  2. Je suis reconnaissante d’avoir des gens autour de moi qui me disent de me reposer…même si me reposer c’est faire du ménage du printemps.
  3. Mon chum m’a fait à souper hier et m’a quand même ramené une surprise de chez Douce Moitié. Je ne l’ai pas ouverte encore, mais je suis sûre que la boîte renferme un cupcake !
  4. Pinterest. Pinterest. Pendant le Carême, je ferme Facebook à 19h. Du coup, Pinterest est devenue mon obsession. J’y trouve des recettes fantastiques, des trucs pour amuser Poupou, des routines pour s’entraîner à la maison, etc.
  5. Le sirop de plantain de la Clef des Champs recommandé par une dame chez Tau. Méchante différence d’avec les autres sirops. Super efficace. Mon fils et moi toussons beaucoup moins en période de rhume.
  6. J’ai enfin des groupe sur Facebook pour poser mes questions d’entraînement, protéines, alouette ! Musculation au féminin, francophone et affilié au blog du même titre si ça vous intéresse.
  7. Le printemps s’en vient ! Le printemps s’en vient ! Le printemps s’en vient !
  8. Le correcteur de teint Avène…j’adore. Je ne suis pas payée pour le dire. Mais, j’adore. Il s’étend super bien, paraît naturel et couvre mes rougeurs. J’ai essayé la crème BB La Roche Posay et j’ai détesté. Comme toutes les autres crèmes La Roche Posay, ma peau ne l’a pas absorbée alors c’est resté sur le dessus, blark. Au moins, cette fois-ci, leur produit ne m’a pas donné des boutons.
  9. Un salaire régulier, un toit, un garde-manger plein, un Poupou en santé, un homme formidable et de la place dans le congélo pour stocker les biscuits que je suis en train de faire pour le marché du printemps au Café Kali, que demander de plus?

The Bump Blog

Pregnancy and Parenting News and Trends

Les gourmandises de Mumfi51

Approuvé par mes testeurs, 2 schtroumpfs et un grand schtroumpf

Spatule & Talons Hauts

Arts, cuisine, mode et autres petits plaisirs de la vie

The iBook Emporium

New Print Book, E-Book and Audiobook Releases

Freshly Pressed: Editors' Picks

Just another Wordpress.com weblog

Néobiblio - le blog

Parce que les bibliothèques ne sont plus ce qu\'elles étaient!

La mémoire de Silence

Le fil d'Ariane d'un bibliothécaire

biblioth|ê|thique

biblioth|ê|thique : éthique & bibliothèques

Trouve qui peut!

Félix Arseneau, expert en gestion stratégique de l'information, Influide.ca

Archives de Montréal

En route vers notre centenaire en 2013!

anouschkab

Just another WordPress.com site

Nathalie Dunn Tupperware

Tout simplement Tupperware

SAGE Connection

Keeping societies, associations and editors up-to-date

Enlivrons-nous, le blog d'Emily

De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous ! Charles Baudelaire

Editor's Choice

The blog of the Adam Matthew editorial team

Suivre

Recevez les nouvelles publications par courriel.

Joignez-vous à 200 autres abonnés